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EN COULISSE #9 : #INFLUENCEUSE !

  • 9 juil. 2025
  • 8 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 juil. 2025


Je m'appelle Régina et je suis la fondatrice de Les Robeuses, un bureau du style au travers duquel nous proposons des services de conseil en image et de création de contenu digital dans le domaine de la mode et du lifestyle. Depuis maintenant 3 ans, j'ai également une casquette de styliste photo/ consultante mode auprès de marques, de magazines, de photographes, d'artistes et d'influenceurs.


Dans cette "série" que nous avons intitulé "En coulisse", je te partage mon expérience en tant que styliste/ consultante mode basée dans une capitale de la mode, Paris. Je n'ai pas étudié la mode, je suis ingénieure en informatique. Je n'ai donc pas la prétention d'être une référence, ni de tout savoir de ce métier, toutefois j'ai trouvé intéressant d'écrire sur mon expérience, pour moi et pour toi : mes hauts, mes bas, mes succès, mes déconvenues de ce métier dont on ne voit souvent que le côté glamour.


Influenceuse !!! Je crois que si on m'avait dit cela il y a quelques années, je l'aurai pris comme une insulte, hahaha ! Je ne vais pas vous refaire mon laïus sur le pouvoir des mots, en tout cas avec l'avènement des réseaux sociaux, ce mot a très vite pris pour moi une connotation "négative". L'influenceur est devenu dans mon subconscient un pion du capitalisme dont la seule vocation est de continuer d'enrichir les nantis avec des méthodes pas toujours honnêtes (Ouch !!!). Et pourtant, en recherchant l'étymologie du mot, j'ai été surprise de découvrir que dans l'ancien temps (comme dirait mon neveu), on parlait d'influence comme de "Fluide provenant des astres et agissant sur la destinée humaine". N'est-ce pas curieux quand on connaît mon attrait pour l'astrologie ?


J'aborde ce sujet aujourd'hui parce que je m'interroge encore sur ma place dans l'industrie de la mode. J'entends différentes opinions à mon propos : mon style serait mieux apprécié à Londres, à ce stade je devrais recevoir des cadeaux des marques, mon nombre de followers est "anormalement" bas, ou même on m'a dit que je devrais faire des looks plus "commerciaux" pour mieux attirer ces derniers. Suis-je une personne influente ? Dans quel domaine suis-je vraiment influente ? Et peut-on être influenceuse sans perdre sa santé mentale ?


Nous ou Je ?


J'ai commencé à écrire ce blog car je ne me reconnaissais pas vraiment dans les contenus que je consommais à l'époque même si je les appréciais. Mes goûts sont assez éclectiques, j'ai très tôt exploré les multiples facettes de ma personnalité : j'ai fait de la danse moderne jazz pendant quelques années, j'ai longtemps aimé dévorer des romans policiers, j'ai porté des joggings/baskets pendant mes années collège (oui moi !), alors qu'à la maison c'était plutôt cropped top et minis, j'aime écouter tous styles de musique, du R'n'B à la rumba congolaise, en passant par la country... et au niveau astrologique, l'une des causes pourrait être que j'ai très peu d'élément Terre dans mon thème astral.


La Terre en astrologie représente la matière, le matériel, l'ancrage, les fondations et en quelque sorte les habitudes. Le fait que cet élément soit peu présent dans mon ciel de naissance me rend plus détachée, plus libre avec une attirance pour l'inconnu (sachant que mon Soleil en Gémeaux est déjà de cette nature). Toutefois je suis née avec Mars en Capricorne en Maison XI et je trouve ce placement plutôt pertinent au regard de ce que l'on peut en lire : "il demande beaucoup à se développer personnellement au sein de la société, dans un mélange souvent assez ambigu d’altruisme et d’individualisme. En réalité cette position n’efface en rien l’égoïsme à la base, mais le natif voit juste beaucoup plus le collectif en quelque sorte comme une “masse d’individualités” (un groupe composé de multiple unités) qu’il faut exacerber, fédérer, pour être plus fort ensemble, dans la coopération, mais cela n’enlève rien à sa volonté d’affirmation personnelle, ces notions devront être apprises et beaucoup travaillées dans l’incarnation (la dualité “Je” / “Nous”).


C’est une position souvent très visionnaire, d’originalité, d’excentricité même, alliant à merveille l’intuition à l’action, ce qui peut parfois conduire à une forme de marginalité, mais ces natifs sont réellement très attachés à leur liberté et à la Liberté en général, plus que tout, qui est vraiment le carburant uranien ! Souvent ils n’auront pas peur d’être seul contre tous, ils tiendront à maintenir leur propre objectivité, “détachée”, souvent d’ailleurs en intellectualisant beaucoup les choses émotionnelles, ce qui déstabilisera complètement les dominantes plus aquatiques dans leur entourage…" - Source passion-astrologue.com


Note : Pour information, le thème astral c'est un peu votre carte d'identité, une photo du ciel le jour de votre naissance qui vous permet de comprendre l'influence des planètes sur votre destinée.


Ce besoin d'affirmation personnelle et de liberté est très présent dans ma personnalité car en plus je suis Gémeaux, un signe d'air mutable, ce qui fait de moi une personne "qui n'en fait qu'à sa tête", plutôt qu'une personne qui va juste suivre le mouvement. Alors pourquoi ne suis-je pas à l'aise avec l'idée d'être une influenceuse ? Je vous ai déjà parlé de mon nœud sud en maison VII n'est-ce pas ? En astrologie dite karmique, le nœud sud c'est (je caricature) les acquis, ceux avec quoi nous sommes à l'aise, les habitudes. Quant à la maison VII, elle symbolise les partenariats et les relations. Je suis à l'aise avec le travail d'équipe, les partenariats, soutenir les projets des autres, c'est ma zone de confort là où l'influenceuse va plutôt symboliser l'individualisme. Réflexion : mon bureau du style s'appelle Les Robeuses, au pluriel, alors que je suis seule derrière, logique ?


Cela signifie donc que j'ai un nœud nord, les qualités à acquérir, en maison I, qui m'invite à "prendre des initiatives sans attendre l'aval des autres, à développer ma propre identité sans crainte du rejet, à oser être audacieuse et suivre mon propre chemin" (Source Myzodiac). Je pense déjà incarner ces énergies, mais peut-être devrais également les explorer dans le domaine professionnel comme dans l'influence par exemple ?



Influencer ou mentorer ?


"Si tu pouvais passer une journée avec une personne qui pourrait te partager son expérience, qui choisirais-tu ?", à chaque fois que l'on me pose cette question ou une s'en reprochant, j'ai cette même réponse qui peut paraître prétentieuse pour certains : personne. Je pense que ça colle assez avec les traits de ma personnalité que je vous ai décrit plus haut (et avec ma sauvagerie, hahaha !). J'estime que je peux apprendre de tout et de tout le monde. Toutefois dans un échange, il faut garder à l'esprit que son interlocuteur va parler avec ses propres filtres : son éducation, ses peurs, ses désirs... qui très souvent sont différents des vôtres (d'ailleurs je vous renvoie au En Coulisse #1 dans lequel je me présente ainsi vous savez qui vous parle). On peut parfois se laisser dissuader de faire quelque chose à cause de l'expérience négative qu'une personne a vécu, or qu'est-ce qui vous dit que la vôtre ne sera pas positive ?


Le rôle d'un mentor, c'est de planter une graine dans votre esprit et de vous laisser la charge de faire pousser la plante ou pas. Il est un guide, un conseiller. Il n'est pas un parent qui vous punit lorsque vous faites une bêtise, il n'est pas non plus un gourou qui vous demande de croire en sa parole soi-disant divine. Des mentors, on en rencontre tout au long de sa vie, et parfois on ne se rend compte qu'à un moment précis qu'une personne a joué le rôle de mentor. On dit qu'on rencontre généralement son premier mentor dans l'enfance, il peut s'agir de sa maîtresse, du meilleur ami de son grand frère, de son professeur de karaté... Cette personne, consciemment ou non, influence notre "deuxième" regard sur le monde.


Mon premier mentor a été mon institutrice du CP et CE1, Mme Françoise Lenormand, elle m'a appris à lire, à écrire, à compter, et par-dessus tout, elle a valorisé mon savoir. A la maison on me surnommait, Mme Je Sais Tout (totalement en lien avec la soif de connaissance du Gémeaux au passage hein), une façon de faire taire un enfant qui parle trop, alors qu'à l'école mes connaissances étaient reconnues, j'étais une bonne élève. J'ai très longtemps voulu être institutrice moi-même parce que j'appréciais l'école et ma maîtresse jusqu'à ce que d'autres mentors croisent ma route.


Je préfère le terme de mentor, ou de consultante, voire de coach, à celui d'influenceuse. J'aime apprendre et partager mes connaissances ou mes découvertes, il m'arrive de manier le sarcasme pour provoquer des réactions (oups) et des actions, je suis ravie de donner des conseils lorsqu'on me le demande. J'ai, très tôt, compris que ma vision de la vie était quelque peu disruptive, d'aussi longtemps que je me souvienne, j'ai cherché du sens même là où on pense souvent à tort ne "pas avoir de choix". Comme les diseuses de bonne aventure le répètent à raison : prenez uniquement ce qui résonne en vous !


Et si c'était ça mon rôle dans cette pièce de théâtre, et si c'était ça ma mission de vie : mentorer, conseiller, fédérer (Paix, Amour, Unité). Un jour j'ai reçu ce message : "tu es une très bonne personne, je suis content de t'avoir connu car tu m'as apporté beaucoup de positivité dans ma vie", c'est pour moi l'un de plus beaux compliments que l'on puisse me faire, j'en serai éternellement reconnaissante.


Visibilité ou santé mentale ?


Même si je pense qu'être influenceuse ou influenceur est un métier à part entière (créer du contenu original c'est vraiment du boulot), je ne peux ignorer le malaise qu'il a créé dans la société, que ce soit sur des personnes qui n'ont pas encore fait leurs propres expériences, des personnes qui n'ont pas encore développé leur esprit critique ou tout simplement sur des personnes facilement influençables voire vulnérables. Dernièrement j'ai fait une analogie avec le monde du travail : généralement quand on intègre un nouvel outil dans une entreprise, on prévoit toujours une phase de conduite du changement. Cette étape cruciale permet de préparer les utilisateurs aux transformations qui vont survenir au travers de différentes opérations qui peuvent être procédurales, organisationnelles, structurelles, et permet d'anticiper les désagréments, les frustrations et les déconvenues. Les réseaux sociaux sont arrivés dans nos vies sans qu'on n'y soit vraiment préparé et se sont développés à une telle vitesse que la plupart d'entre nous n'avons pas eu le temps de comprendre ce que ce bouleversement provoquerait. Quelques années après, on commence à entrevoir la partie immergée de l'iceberg. (Alors êtes-vous vraiment prêts pour l'IA ?)


Je pense vous avoir déjà partagé cette anecdote lorsqu'une connaissance, influenceuse/créatrice de contenus m'a dit qu'être influenceuse c'est "jouer un rôle". Je n'ai aucun problème avec cette idée, je pense tout de même qu'il faut être solidement ancré pour ne pas perdre qui on est en cours de route. Finalement quand on creuse et qu'on découvre les coulisses de ces vies "si parfaites", on se demande si ça en valait vraiment la peine : burn out, endettement, délits, crimes,... Néanmoins, j'aime voir le bon côté des choses, et lorsque l'on touche le fond, on ne peut que remonter la pente. Alors si je dois vous influencer, vous mentorer ou vous coacher, je choisis que ce soit en vous aidant à avoir confiance en vous, à vous épanouir, à acquérir des connaissances, à utiliser votre esprit critique, à être vous même que ce soit à travers les vêtements, l'un de mes moyens d'expression, ou à travers de simples échanges.


Je suis un peu marginale. Dans les années 70 j'aurai certainement été une hippie sauf que comme je le dis souvent, je suis pour la création d'idées innovantes plutôt que dans le combat contre des idées déjà dépassées, je suis dans la matérialisation d'un monde nouveau plutôt que dans la destruction de l'ancien monde. On ne peut pas réécrire le passé, on peut écrire notre présent et manifester notre futur. Les philosophes, penseurs et autres influenceurs de chaque époque sont généralement des personnes qui agissent dans l'ombre et même dans le secret. Je n'irai pas jusque là (avec les effluves des énergies du Verseau, on sort du secret), je continuerai de me montrer telle que je suis avec ma santé mentale comme direction, mon authenticité en fil rouge, et mes connaissances en monnaie d'échange.


Je dis souvent que mes En Coulisse sont thérapeutiques car il m'invite à me poser des questions sur ce que je veux vraiment et ce qui me freine dans l'atteinte de mes objectifs et je vous remercie car nos échanges sont souvent le point de départ de mes réflexions.


Merci de me lire et gratitude infinie à la vie !

Régina


Les Robeuses

Bureau du Style

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